« La nécessité de sécuriser, de traiter et d’exploiter les flux d’informations en croissance exponentielle, est facilitée par le recours à l’intelligence artificielle. Dans un univers industriel dominé par des entreprises étrangères et caractérisé par des innovations technologiques rapides, le développement de ces technologies s’avère ainsi un enjeu majeur de souveraineté. »

La Loi de Programmation Militaire 2019-2025

La Direction générale de l’armement (DGA) a lancé en 2017 le programme ARTEMIS (Architecture de traitement et d’exploitation massive de l’information multi-source) et retenu notamment Thales – Sopra Steria pour fournir une première solution d’infostructure.

L’objectif d’ARTEMIS est de fournir dès 2019 un démonstrateur de plate-forme sécurisée et distribuée d’intelligence artificielle pour les besoins spécifiques des armées.

En effet, ARTEMIS est une solution souveraine de traitement massif des données permettant de faire face à l’explosion des volumes, des débits de circulation, de la diversité des types et des formats et impliquant des changements majeurs dans la conception des systèmes d’information.

Ce programme doit donner aux Armées françaises le moyen de maintenir leur haut niveau opérationnel et de préserver leur supériorité sur le terrain en tirant profit des données dont elles disposent à grande échelle et qui ne sont actuellement pas valorisées.

L’ambition est grande puisque les données, produites en masse, proviennent de sources et de capteurs multiples impactant les capacités de commandement, de planification, de soutien médical, de renseignement, et de logistique des Armées.

L’architecture ARTEMIS doit bénéficier de la dualité des technologies pour être modulaire et évolutive. Il est désormais indispensable de déployer de nouvelles applications et de nouveaux traitements mais aussi d’intégrer de nouvelles données rapidement et pour l’ensemble du spectre des métiers des Armées.

Les besoins opérationnels désormais centrés autour du traitement de la donnée imposent la modularité et l’élasticité. ARTEMIS doit permettre d’éprouver une infostructure centrée sur les données en y implémentant des cas d’usage opérationnels pour en démontrer l’intérêt.